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Occupation Double Bali

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Le journal de bord de l'exclue : Alanis

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Quoi de neuf dans la vie de nos exclus?

25 octobre 2017

“Hello, it’s me… I was wondering if after all these words you still read me. Hello?

Quitter Bali me rend fébrile. (Fébrile… gâteau qu’on en a abusé de ce mot-là ici!) Je laisse derrière moi une aventure qui a été très enrichissante pour la gamine que je suis. Du haut de mes 21ans, je sais qu’il me reste une quantité innombrable de matière à apprendre sur la vie, (pour au moins accoter la cheville de mon vieux Mart en tant qu’humain faisant preuve d’une logique absolue et irréprochable dans chaque situation de n’importe quel aspect de sa vie) mais je sais qu’ici j’ai pu faire un petit bout de chemin sur cette voie-là. Peut-être pas le chemin Bali-Montréal, mais surement Québec-Montréal, mettons.

En m’inscrivant à Occupation Double, je n’avais aucune idée ce dans quoi je m’embarquais. Je me suis inscrite aux auditions en prenant cette expérience vraiment à la légère, (j’y suis pas mal plus allée pour faire rire mes chums de filles… habillée en bride to be) ne croyant pas que ça allait m’apporter autant.

Il faut comprendre qu’Occupation Double c’est avant tout un show de télévision et que les moments hors diffusion sont beaucoup plus présents et longs que ce que vous voyez à la maison.

Au début, je trouvais ça assez raide d’avoir autant de temps pour penser. Laissez-moi vous dire que c’est quelque chose d’assez intense et troublant d’en venir à mettre en doute chaque cellule qui compose son corps. (J’aurais dit corps et âme, mais essaie, toi, de mettre un mot sur ce qui compose notre âme… C’est ce que je me disais!) Au final et avec un gros trois semaines de recul, je pense que c’est ce que j’ai le plus aimé.

J’étais déjà à la base une personne pleine de confiance assumant entièrement mes faits et gestes. Seulement, j’ai pris conscience que c’est une de mes forces que je dois, je le dis avec la main sur le cœur, à mes tellement bons parents.

Ce que les filles, ce que les gars et ce que le Québec au complet pense de moi je ne peux pas le contrôler. En fait, je n’ai pas la moindre envie de le contrôler. Je suis totalement libre de ce que le monde entier pense de la petite gamine de 21 ans (gamine peut-être, mais au moins gamine en cheminement vers la conformité à l’idéale de perfection que me propose mon gourou de vie… Là je parle du gros Mart) Par-là, n’entendez pas que cette liberté face à ce que vous pensez de moi rime avec insouciance ou même mépris. Et bo-boy que non! C’est bien le contraire.

Ce que le monde entier pense de moi m’importe peu parce que ça ne changera jamais ma personne. Pourquoi? C’est assez simple, je suis fière de la gamine in progress que je suis. Et de toute façon, je ne demanderai jamais à qui que ce soit de changer pour se conformer à moi parce que c’est donc beau la diversité. Si ce n’est pas une belle prise de conscience dont ma grand-mère Huguette va être fière, là je perds espoir de la rendre fière un jour!

Pour toutes les petites âmes différentes, mais surtout, exceptionnelles que j’ai rencontrées durant l’aventure, j’en ressort plus que gagnante. Je remercie du plus profond de mon cœur toute l’équipe qui travaille tellement fort sur ce projet. Merci de m’avoir donné cette chance incroyable.

À la prochaine les p’tits chums! xx

I’m in Montreal dreaming about where I used to be… Hello? Can you hear me?”